Délivrance et liberté
Il y a plusieurs années, ma fille fut frappée par un paludisme violent qui la plongea dans un coma profond. Sept jours durant, elle resta sans réveil. J'ai fait tout ce qu'un parent responsable peut faire : j'ai consulté, j'ai veillé, j'ai épuisé toutes les ressources humaines possibles, mais rien ne venait. Le découragement était si grand que j'en suis venu à supplier Dieu de mettre fin à ses souffrances, plutôt que de la voir s'éteindre lentement sous mes yeux. Pourtant, au fond de moi, je commençais à discerner que cette épreuve cachait en réalité une manigance de l'ennemi. La veille du jour où elle allait être délivrée, mon beau-frère eut une vision saisissante. Il aperçut ma fille, seule, désemparée et complètement perdue, errant dans une gare située à plus de deux cents kilomètres de notre région, comme si elle avait été transportée loin de tout repère et de toute aide. Cette image m'a confirmé qu'il ne s'agissait pas d'une simple maladie, mais d'un véritable combat spirituel. Le vendredi soir de cette semaine-là, c'était moi qui étais chargé d'enseigner la parole devant l'assemblée. Au cours du culte, j'ai ressenti une urgence profonde dans mon esprit, celle d'agir avec autorité. J'ai alors invité toute l'Église à élever une seule voix, à appeler ma fille par son prénom et à lui ordonner de revenir, de sortir de cette obscurité, au nom puissant de Jésus-Christ. L'assemblée s'est exécutée dans une foi et une unité saisissantes. À cet instant précis, dans la chambre d'hôpital, ma fille a soudainement ouvert les yeux. Elle revenait à la vie, exactement au moment où nous combattions pour elle par la prière. Dieu venait de briser net les chaînes de l'ennemi et de lui rendre sa place parmi nous.
